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SITUATIONS DIFFICILES ET INHABITUELLES

samedi 24 juillet 2004, par David


Le chien de décombres est censé travailler dans de nombreuses conditions. Certaines n’étant pas habituelles pour les chiens, il est nécessaire de posséder des chiens les plus entraînés possible a travailler dans toutes les situations.

Une chose primordiale est de posséder un minimum d’éducation avec son chien comme il est demandé dans le référentiel emploi. Si le maître voit un danger particulier, il doit être en mesure de rappeler son chien avant qu’il n’arrive un accident. Le chien pris par son travail de recherche peut par exemple ignorer le danger que représente un saut de plusieurs mètres de hauteur.

Un bon moyen d’obtenir une obéissance correcte dans de nombreuses situations est de crée un parcours style Agility. Chaque obstacle sera franchi sur ordre. Le chien sera ainsi canalisé.

Peur, curiosité, indépendance.

Lorsqu’un jeune chien arrive à proximité de ce qu’il considère comme un danger aigu (par exemple, un bout de tôle qui fait du bruit) il ne faut pas le forcer à s’approcher. Malheureusement, le propriétaire exige bien souvent de la part du chien une sorte de courage qu’il ne possède probablement pas lui-même, courage, qui de surcroît, n’est pas le propre d’un chien normal et sain. Rien de plus naturel que le chien manifeste de la peur. Si le conducteur lui en laisse le temps, le chien poussé par la curiosité s’approchera de son épouvantail et constatera de lui-même que le danger n’existe pas. Le conducteur verra alors combien les chiens sont capables de résoudre avec indépendance de telles situations, pour peu qu’on les laisse faire. En voulant stimuler son chien, le conducteur ne peut guère l’aider ; néanmoins, il restera absolument calme et compréhensif.

Ce que nous venons de dire est aussi valable pour un chien formé et éprouvé. Pour lui aussi, un objet quelconque parfaitement inoffensif à nos yeux peut l’effrayer. Mais le chien formé cherchera à élucider prudemment la situation jusqu’à ce qu’il constate que sa peur n’est pas fondée. Après une bonne giclée d’urine, il considère la question comme liquidée. Existe-t-il effectivement un danger ? Par exemple, la chaleur d’un moteur en marche. Le chien observera une distance d sécurité et indiquera de façon démonstrative cet endroit. On voit que, ce que les gens peu compréhensifs considéreraient comme une peur stupide est en réalité le début d’une entreprise respectable aboutissant à l’éclaircissement de la situation ; mais seul un chien habitué à une certaine autonomie en est capable. Et c’est justement cette autonomie, cette attitude à être soi-même que nous devrons développer chez notre compagnon si nous voulons qu’il travaille avec efficacité sur les terrains de catastrophes.

EXERCICES PRÉLIMINAIRES

On peut faire des exercices d’accoutumance avec le le jeune chien. Si l’on se comporte judicieusement, sans pousser ou forcer le chien, on remarquera vite combien la joie de la découverte s’éveille en lui. Il se mettra avec plaisir à entreprendre des expériences de son propre chef. Il commence à grimper de partout, à ramper à travers des ouvertures étroites, à s’approcher de dangers supposés, de les aboyer, puis de les renifler pour finir par laisser fièrement sa marque. Il faut stimuler ses activités, car elles sont un signe infaillible du développement intérieur du chien.

Une planche trouvée ici où là, posée sur un socle improvisé, pas trop haut tout d’abord, permet de construire une balançoire qui bouge dès que le chien marche dessus. Sur le couvercle en fer d’un puits, il apprend à marcher sur les paumes de ses pattes et constatera que cela est beaucoup plus facile qu’en voulant se cramponner avec ses griffes. Franchir un court tuyau aidera à lui ôter la peur des ouvertures étroites. La vue d’un chantier avec des machines bruyantes, ou d’une artère à circulation intense, celle d’une rotative en marche ou d’une machine à travailler le bois, la promenade au stand de tir, voilà de réelles occasions de vaincre son appréhension en de semblables situations. Accompagner son maître lorsqu’il fait ses course sur des trottoirs animés, se promener dans une gare aux heures de pointe et bien d’autres possibilités se prêtent aussi à nos buts. La confiance du chien en son maître augmente, car chaque évènement vécu ensemble les attache encore plus profondément et permet d’affermir le contact indispensable pour le travail ; Ce n’est que plus tard, quand le chien sera un peu plus âgé, que l’on commencera à l’entraîner systématiquement sur les obstacles.

Les exercices doivent être courts et ils ne seront pas répétés le même jour. On s’arrêtera sur un bon travail ou un succès. Il y a des jours où rien ne va ; dans ce cas, il vaut mieux interrompre ou passer à un exercice que le chien aime bien faire. Cela est surtout valable pour les jeunes chiens ou les conducteurs inexpérimentés. Plus tard, il faudra exiger d’avantage d’endurance, mais sous une conduite compétente.

Plus nous aurons préparer notre chien aux difficultés qui peuvent se rencontrer sur le terrain de décombres, moins il se laissera dérouter au cours d’une recherche intense et plus il gardera le plaisir au travail. Dans un terrain sinistré, un chien peu expérimenté se trouve confronté à des problèmes qui l’absorbent à un tel point qu’il ne cherchera plus que faiblement, voire plus du tout, même s’il est passionné de recherches. et un chien qui ne cherche pas ne trouve rien.

De plus, en terrain difficile, un chien novice réagira en cas de sol instable, de chute de débris ou de bruits soudains, en bondissant de côté, au risque de se blesser. Le chien doit apprendre à se déplacer de façon calme et posée et à ne sauter d’un élan bien calculer que quand la situation l’exige, se mouvoir avec assurance et tranquillité en toutes circonstances est le meilleur moyen d’éviter les blessures. Selon notre expériences, le meilleur modèle de chaussures pour chien même s’il y est habitué, rend notre compagnon incertain dans ses mouvements et augmente le risque de lésions, alors que c’est plutôt le contraire qui est souhaité et recherché.

Au cours de nombreux exercices et à l’occasion de plusieurs cas d’interventions pratiquées c’est constitué le catalogue suivant d’exigences à un chien de décombres :

-  Monter sur des décombres, passer sur des planches ou des échelles ;

-  Traverser des passages étroits comme des fentes, des crevasses, des ouvertures de fenêtres, des espaces vides sous des toitures effondrées ou des déchirures du sol.

-  Comportement calme sur le sol instable, sur des matériaux glissants ou désagréables ainsi que lors des chutes de gravats, de formation de poussières, de bruits insolites.

-  Recherche calme parmi les équipes de sauvetage, dans le bruit de leurs engins et machines de travail.

-  Recherche malgré la fumée et les odeurs pénétrantes, le dégagement de chaleur et les foyers qui brûlent encore.

-  Comportement tranquille dans tous les moyens de transport.

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[David]
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